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Cannes 2026 : Léa Mysius, Jeanne Herry et Arthur Harari en compétition

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Par Julie Souvestre
Actualité n° 346671 | Publié le 09 avr. 2026 12:40 | 836 mots
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Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, a présenté les films en Sélection officielle pour la 79e édition, qui se déroulera du 12 au 23 mai. Cette année, 2 541 longs métrages de 141 pays ont été visionnés, un chiffre en hausse par rapport à dix ans. La compétition comprend 21 films, dont 11 nouveaux entrants et cinq réalisés par des femmes. Parmi les films sélectionnés figurent "Minotaure" d'Andreï Zviaguintsev et "L'Aventure rêvée" de Valeska Grisebach. La cérémonie sera présidée par Park Chan-wook, avec des Palmes d'or d'honneur pour Peter Jackson et Barbra Streisand. Des films hors compétition et en séances spéciales seront également présentés. Frémaux a noté une moindre présence des studios américains, mais a souligné l'existence d'un cinéma indépendant. Il a précisé que le Festival ne prend pas de position politique, mais reflète l'engagement des artistes.
Résumé généré par une IA. (L'IA peut faire des erreurs)

Thierry Frémaux, le délégué général du Festival de Cannes, a présenté jeudi 9 avril au Pathé Palace et en ligne, les films en Sélection officielle pour la 79e édition du Festival de Cannes (12 au 23 mai). Cette année, 2 541 longs métrages ont été visionnés, en provenance de 141 pays, a précisé Thierry Frémaux, soit « 1 000 de plus qu’il y a dix ans ».

Alors que depuis quelque temps « les nouvelles du monde sont tout sauf rassurantes et que nous sommes dans un moment de grande incertitude », montrer des films venus de tous les horizons n’est « pas anodin », a indiqué Iris Knobloch, la présidente du Festival. 

La compétition est pour le moment composée de 21 films, avec 11 nouveaux entrants et cinq films de réalisatrices. Alors que 2025 n’avait « pas été une grande année » sur la parité, 2026 est dans la fourchette haute, a reconnu Thierry Frémaux. 

Ont été retenus : Minotaure d’Andreï Zviaguintsev, El ser querido de Rodrigo Sorogoyen, The Man I Love de Ira Sachs, Fatherland de Paweł Pawlikowski, Moulin de László Nemes, Histoires de la nuit de Léa Mysius, Fjord de Cristian Mungiu, Notre Salut d’Emmanuel Marre, Gentle Monster de Marie Kreutzer, Nagi Notes (Quelques jours à Nagi) de Kôji Fukada, Hope de Na Hong-jin, Sheep in the Box de Hirokazu Kore-eda, Garance de Jeanne Herry, L’Inconnue de Arthur Harari, Soudain de Ryūsuke Hamaguchi, L’Aventure rêvée de Valeska Grisebach, Coward de Lukas Dhont, La bola negra de Javier Calvo et Javier Ambrossi, La Vie d’une femme de Charline Bourgeois-Tacquet, Histoires parallèles d’Asghar Farhadi et Autofiction (Amagra Navidad) de Pedro Almodóvar. Un dernier film devrait être annoncé dans les jours qui viennent, a précisé Thierry Frémaux.

Rappelons que cette édition 2026 sera ouverte par La Vénus électrique de Pierre Salvadori. Le jury, dont la composition n’a pas encore été dévoilée sera présidé par Park Chan-wook. Deux Palmes d’or d’honneur seront remises, à Peter Jackson et Barbra Streisand. La maîtresse des cérémonies sera Eye Haïdara.

Guillaume Canet, Antonin Baudry et Agnès Jaoui hors compétition

Hors compétition seront présentés Her Private Hell de Nicolas Winding Refn, L’Abandon de Vincent Garenq, Diamond d’Andy Garcia, Karma de Guillaume Canet, L’Objet du délit d’Agnès Jaoui, et la première partie du diptyque d’Antonin Baudry, La Bataille de Gaulle : L’Age de fer.

Du côté des Séances de minuit, seront projetés : Colony de Yeon Sang-ho, Roma Elastica de Bertrand Mandico, Sanguine de Marion Le Corroller, Full Phil de Quentin Dupieux et le film d’animation Jim Queen de Marco Nguyen et Nicolas Athane.

Pour Cannes Première, ont été retenus Vol de nuit pour Los Angeles de John Travolta – déjà annoncé –, Le Bois de Klara de Volker Schlöndorff, Kokurojo (Le Château d’Arioka) de Kiyoshi Kurosawa, The Match de Juan Cabral et Santiago Franco et La Troisième Nuit de Daniel Auteuil.

En séances spéciales, ont été sélectionnés John Lennon : The Last Interview de Steven Soderbergh, Les Matins merveilleux d’Avril Besson, Richard Avedon de Ron Howard, Les Survivants du Che de Christophe Dimitri Réveille, L’Affaire Marie-Claire de Lauriane Escaffre et Yvo Muller, Cantona de David Tryhorn et Ben Nicholas et Rehearsals for a Revolution de Pegah Ahangarani.

Première invitation pour le Costa Rica avec un film au Certain Regard

Enfin, la section Un Certain Regard, toujours axée autour du jeune cinéma, réunira Teenage Sex And Death At Camp Miasma de Jane Schoenbrun – le film d’ouverture –, Les Éléphants dans la brume d’Abinash Bikram Shah, Le Corset de Louis Clichy, Ben'imana de Marie-Clémentine Dusabejambo, Congo Boy de Rafiki Fariala, Club Kid de Jordan Firstman, Uļa de Viesturs Kairišs, La Más Dulce de Laïla Marrakchi, El Deshielo de Manuela Martelli, Siempre soy tu animal materno (Ton animal maternel) de Valentina Maurel, Yesterday The Eye Didn't Sleep de Rakan Mayasi, I'll Be Gone In June de Katharina Rivilis, Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg, Everytime de Sandra Wollner et De toutes les nuits, les amants de Sode Yukiko.

A propos de la moindre présence des Américains à Cannes – Ira Sachs est pour le moment le seul en compétition –, Thierry Frémaux a indiqué que « les Etats-Unis sont présents, les studios un peu moins ». Selon lui, « quand les studios sont moins présents à Cannes, c’est qu’ils sont moins présents tout court avec le type de cinéma qui pouvait leur permettre de venir jadis ». Cependant, « en dehors du cinéma des studios, un cinéma indépendant et ailleurs qu’à Los Angeles continue d’exister », a-t-il insisté.

L’art est politique mais le Festival de Cannes « ne prend pas parti »

L’art est « très souvent politique » mais le Festival de Cannes n’a pas vocation « à prendre parti », a par ailleurs indiqué Thierry Frémaux. En février, la Berlinale avait été emportée par une polémique après des déclarations du président de son jury, Wim Wenders, selon lesquelles le cinéma devait « rester en dehors de la politique ». Interrogé sur cette controverse, Thierry Frémaux a affirmé que le Festival de Cannes était avant tout « le reflet de l’engagement des artistes ».

« On a coutume de dire que Cannes est politique quand les films sont politiques, quand les auteurs sont politiques », a-t-il détaillé, observant que l’art était, selon lui, « très souvent politique ». L’institution, a-t-il ajouté, doit en revanche rester neutre. « Le Festival de Cannes ne prend pas de position politique » et « n’est pas là pour prendre parti », a-t-il déclaré.