En 2024, les films européens ont enregistré 311 millions d’entrées dans le monde, en progression de 24 % sur un an et un record depuis 2019, même si le niveau reste en dessous de 16 % par rapport à avant la crise sanitaire, selon le rapport de l’Observatoire européen de l’audiovisuel sur la distribution en salles des films européens, publié jeudi 4 décembre. 62 % de ces entrées (193 millions) ont été réalisées sur les marchés nationaux européens respectifs, le reste (118 millions) provenant des marchés non nationaux.
Les entrées sont principalement portées par la performance des films français sur leur marché national – avec plus de 11 millions d’entrées pour deux films uniquement (Un p’tit truc en plus et Le Comte de Monte-Cristo) – et par une « hausse significative » de l’export des films britanniques (avec des films comme The Substance, La Zone d’intérêt ou Conclave).
Plusieurs constats observés ces dernières années persistent en 2024, note encore l’OEA, qui cite un nombre croissant de films européens distribués en salles (plus de 3 400), une part de marché stable (entre 5 et 10 % des entrées dans le monde), des entrées nationales prépondérantes (entre 62 et 66 %, et jusqu’à 70 à 74 % en excluant les films britanniques), une majorité des entrées réalisées sur les marchés européens non nationaux (63 % du total, contre 14 % en Amérique latine, 11 % en Amérique du Nord, 5 % en Asie et 7 % dans le reste du monde) et enfin la raréfaction des superproductions européennes (47 films seulement ont dépassé le million d’entrées, contre 72 en moyenne avant la crise).
L’étude est à retrouver sur le site de l’OEA.
