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France 24 : la chaîne interdite de diffusion en Guinée pour un propos « inapproprié » sur le président

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Par AS avec AFP
Actualité n° 352889 | Publié le 17 sept. 2026 11:48 | 301 mots
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France 24 a été « interdite de diffusion avec effet immédiat » en Guinée, selon une décision de la Haute autorité de la communication (HAC) jeudi 17 septembre. La veille, l’organe de régulation des médias avait mis en demeure la chaîne dinformation de France Médias Monde pour avoir « délibérément utilisé un qualificatif inapproprié pour désigner le chef de lEtat ». 

La HAC justifie sa décision d’interdiction de diffusion par le « maintien des propos incriminés », alors que France 24 a affirmé avoir présenté ses excuses mercredi 16 septembre au soir. La Guinée est dirigée d’une main de fer par le président Mamadi Doumbouya, la HAC a déjà suspendu à de nombreuses reprises des médias par le passé.

Dans un JT du 14 septembre, un présentateur de France 24 a qualifié Mamadi Doumbouya de « président putschiste ». Ce dernier est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2021, avant de se faire élire président de la République en décembre 2025 à l’issue d’un scrutin sans opposant d’envergure.

La chaîne a reconnu que Mamadi Doumbouya avait été « qualifié de président putschiste par un présentateur en direct sur France 24, faisant référence au coup dEtat de 2021, mais pas à son élection en 2025 ». 

France 24 a dit regretter cette décision d'interdiction « alors que la chaîne avait présenté dès hier ses excuses et corrigé l'erreur à l'antenne et en ligne. » « La direction continue de dialoguer de manière constructive et honnête avec les autorités guinéennes pour permettre le rétablissement de la diffusion de France 24 dans le pays », poursuit la chaîne.

Depuis l’arrivée au pouvoir du général Doumbouya, les principaux partis politiques ont été dissous, les manifestations, interdites, sont réprimées et de nombreuses personnes ayant une voix dissidente ont été arrêtées, condamnées, poussées à l’exil ou sont portées disparues. Ces dernières années, l’accès à internet et/ou aux réseaux sociaux a été restreint à plusieurs reprises.